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Le développement par le sport, au Mali: une réalité bien perçue

Rentrés du voyage effectué au Mali du 20 au 25 Juillet 2016, Régis CHARPENTIER et Pierre MBAS, respectivement Président et Directeur de Projet de winwin AFRIQUE, ont accepté de répondre ensemble à nos questions. Très beau moment de partage et d’échange dans les locaux de l’entreprise à Paris, pour comprendre les enjeux cette mission.

Digital Camera

De gauche à droite: Régis CHARPENTIER, Pierre MBAS et Oumar TRAORE

Pourriez-vous nous dire brièvement en quoi a constitué votre mission au mali?

Régis CHARPENTIER : Notre déplacement au Mali était motivé par trois (3) raisons. La première était de présenter aux autorités maliennes cette nouvelle initiative qu’est la plate-forme. La deuxième était d’étudier avec Oumar Traoré, le président de l’Athletico Club de Bamako, les conditions de réalisation et de faisabilité de son projet de création d’un centre de formation et d’éducation par le sport. La troisième, voir comment le Mali pourrait porter l’initiative politique sur l’utilisation du sport comme moyen développement, à l’occasion du sommet AfricaFrance qui réunira les chefs – d’état à Bamako, en janvier 2017.

Pierre MBAS : A ces raisons, il faut ajouter qu’il nous fallait rencontrer les différents acteurs impliqués directement dans l’organisation du sport au Mali.

Qui avez-vous rencontré?

Pierre MBAS : Nous avons rencontré la 1ère dame du Mali, Madame Aminata MAÏGA KEÏTA avec son cabinet,  le Ministre des Sports et les équipes techniques, le Chef de Cabinet du Ministère de l’Éducation Nationale, le Président du Comité Olympique Malien et son comité de direction, le Président de la Fédération Malienne de Football (FEMAFOOT) et son équipe, le PDG du PMU Mali, la direction marketing/sponsoring de Orange Mali et un responsable de la représentation de la BAD au Mali.

Quel fut pour vous le moment le plus important de votre séjour et pourquoi?

Pierre MBAS : Le moment le plus important pour nous fut la rencontre avec la 1ère Dame du Mali. D’abord parce qu’elle a montré un réel intérêt à l’initiative winwin Afrique, preuve de son ouverture d’esprit. Ensuite parce qu’elle a démontré une réelle connaissance des dossiers liés au sport et elle a accepté de s’engager dans l’avancée des projets que nous lui avons soumis.

Régis CHARPENTIER : elle a fait montre de sa connaissance des réalités du terrain parce qu’elle est très active dans le développement de programmes d’éducation par le sport via sa fondation. Aussi n’a-t-elle pas hésité à nous mettre en contact avec les acteurs du sport, le président du comité olympique national et des personnes qui ont déjà travaillé sur ce type de projet comme Monsieur Moctar SOW.

Quels sont les points essentiels que vous avez abordés?

Régis CHARPENTIER : Les sujets abordés au cours des entretiens furent différents selon nos interlocuteurs. Le point central de toutes ces rencontres était comment le sport peut répondre aux défis de la jeunesse du mali, tant au niveau de l’éducation, de la réconciliation nationale, de la santé et du développement économique.

Pierre MBAS : la place des femmes dans la pratique sportive ne fut pas occultée, ce fut un point de nos échanges.

Quelles sont les messages que vous avez perçus de ces rencontres?

Pierre MBAS : Les différents acteurs que nous avons rencontrés ont fait part d’une grande volonté d’utiliser le sport et les projets sportifs pour contribuer au développement de leur pays. Cependant ils ont aussi pointé du doigt leurs limites, en terme de moyens (infrastructures, compétences locales, expertise, etc), pour mener à bien leurs projets.

Régis CHARPENTIER : Au Mali, à l’instar de nombreux pays, le sport transcende les générations et les communautés. Il existe des projets de grande qualité. Les acteurs demandent en effet de pouvoir développer leur expertise et mettre en œuvre tous ces projets. La collaboration avec winwin Afrique est perçue comme une plus-value.

Vos objectifs ont-ils été atteints?

Pierre MBAS : Oui, on peut considérer que nos objectifs concernant cette visite exploratoire ont été atteints, dans la mesure où nous avons pu identifier grâce aux différentes personnes rencontrées, des projets majeurs ainsi que des bailleurs potentiels prêts à s’engager.

Régis CHARPENTIER : Comme l’a dit Pierre, c’était une visite inaugurale. A ce titre, les activités ont été au-delà de nos attentes. Nous avons rencontré plus d’interlocuteurs que prévus et nous avons eu de leur part, de nombreux messages d’encouragements. Maintenant ce n’est que le début de l’initiative et le lancement de la plate-forme au Mali. Il faut attendre qu’on réussisse l’implantation de la plateforme et surtout qu’on finance des projets de développement par le sport.

Existe-t-il un véritable champ d’action pour winwin Afrique au Mali?

Pierre MBAS : Plus que jamais ; le Mali est dans une dynamique de reconstruction et de développement. La passion pour le sport est palpable et les autorités politiques et institutionnelles en sont conscientes

Régis CHARPENTIER : Oui, il y a d’énormes potentialités pour winwin Afrique tant sur les projets de réconciliation nationale qui sont des projets majeurs de la société malienne, que sur des projets d’éducation par le sport, et le développement d’infrastructures sportives.

Quels sont les points forts du projet de l’Académie de l’ACB que vous avez pu constater sur place?

Pierre MBAS : Les 2 principaux points forts sont l’engagement du porteur de projet Oumar TRAORE (responsabilité, volonté et dynamisme) et le site d’implantation qui a été déjà identifié.

Régis CHARPENTIER : il y a aussi la grande mobilisation des différents acteurs autour du projet, depuis la FEMAFOOT jusqu’à la direction du projet. Le projet est très concret, avec un magnifique emplacement qu’on a pu visiter, un carrefour « commercial » entre la Guinée et le Mali.

Que doit-on retenir de ce voyage?

Pierre MBAS : S’il y a une chose à retenir de ce voyage c’est que le sport est un véritable vecteur de lien social. Faisant partie du grand « village mondial », le Mali doit pouvoir en tirer partie au même titre que d’autres pays d’Afrique ou d’ailleurs.

Régis CHARPENTIER : Le temps est court. Et pour être performant, il faut utiliser des leviers politiques dont le sommet des chefs d’État, afin d’agir et mobiliser les compétences autour de cette problématique du sport.

Propos recueilli par Hermann AMAN.